Si changer ses habitudes et attitudes de consommation pour préserver l’environnement apparait comme une nécessité à de nombreux Français, la protection de la planète nécessite une implication de tous, enseignes de supermarché et entreprises de l’agroalimentaire en tête.
Un changement de comportement d’abord individuel
Les consommateurs cherchent de plus en plus à adopter une consommation responsable, respectueuse de l’environnement. Pour preuve, si 95% des Français estiment qu’il s’agit d’un changement nécessaire, 92% des répondants à l’étude menée par Ipsos pour l’Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations affirment ainsi avoir déjà modifié leurs habitudes de consommation, même si seulement 13% d’entre eux reconnaissent avoir changé en profondeur leur façon de consommation. Pour aller plus loin, ils sont 52% à déclarer que l’Etat devrait imposer aux citoyens des mesures pour préserver l’environnement alors que pour 44%, il revient prioritairement aux citoyens de faire évoluer leur comportement préserver l’environnement (30% les entreprises et 26% les Etats).Enseignes de supermarché et entreprises de l’agroalimentaire, des acteurs clés du changement environnemental
A la question de savoir quels acteurs ont la capacité de mettre en place des actions efficaces à même d’avoir un impact réel sur la préservation de l’environnement, le rôle de la grande distribution est mis en avant par les Français puisque 89% d’entre eux estiment qu’elle est un partenaire majeur du changement. Les répondants sont également 91% à penser que cela revient d’abord aux entreprises agroalimentaires, et 89% les agriculteurs/producteurs. Viennent ensuite les entreprises de l’énergie et les citoyens (respectivement 88% et 87%) devant le gouvernement et les pouvoirs publics locaux (86%).Parmi les actions déjà mises en place ou à mettre en place par les enseignes de supermarché, proposer plus de produits fabriqués localement ou en France est jugé comme la mesure la plus efficace par 54% des répondants, devant la réduction des emballages et sacs en plastique (50%) ou encore la diminution des prix des produits frais (32%). En revanche, ils se montrent plus dubitatifs en ce qui concerne la mise en avant de produits plus respectueux de l’environnement (32%), le déréférencement des produits les moins vertueux (14%) ou encore le financement des actions de protection de l’environnement (10%).89%des Français estiment que la grande distribution est un partenaire majeur du changement