« Partir en vacances » rimerait-il plus que jamais avec « prendre de la distance » ? On ne parle pas ici nécessairement de distance géographique, mais de distance par rapport à son quotidien, et même de distance par rapport aux autres vacanciers. C’est l’un des enseignements de l’Observatoire E. Leclerc des nouvelles consommations : les Français, en vacances, cherchent avant tout de nouvelles expériences.
Les choix que nous faisons pour l’organisation de nos vacances reflètent notre style de vie. C’est vrai pour tout type de consommateur (plus de trois quarts des français partagent en effet cette affirmation). Même pour les plus contraints budgétairement, les Assiégés, qui restent une majorité (59%) à opter pour des destinations qui collent à leur identité.
Surtout, ne pas faire comme les autres
Autre souhait partagé par une (très) large proportion de Français : ne pas faire comme tout le monde.Alors que l’on pourrait penser que nos choix sont influencés par les magazines, forums de voyage en ligne et autres discussions avec collègues de retour de vacances, nous ne sommes finalement que 2% à affirmer être tout à fait d’accord avec l’idée d’aller dans les endroits dont tout le monde parle. Une vaste majorité (77%) pense même l’inverse. Cette tendance se retrouve dans une autre affirmation : la volonté de découvrir des endroits peu connus, que nous partageons à 88%. Elle contredit la tendance observée d’une économie du tourisme massifiée et en particulier des « city breaks ». Ces sauts de puce, un long week-end dans une capitale européenne par exemple, dont le choix de la destination est a priori plus déterminé par la disponibilité des vols low-cost que par un souhait de nous différencier. Pourtant, pour les Français qui ont l’habitude de dépenser pour leurs vacances, le tourisme est donc bel et bien une affaire de sentiers battus. Ce que confirme le peu d’intérêt manifesté pour les voyages organisés, qui ne séduisent pas deux-tiers des Français, bien qu’ils soient accessibles et exigent moins de planification. Logiquement, nous n’aimons pas l’idée de retourner aux mêmes endroits, dans des proportions assez similaires – nous sommes 71% à rejeter cette idée.2%Des Français affirment être tout à fait d’accord avec l’idée d’aller dans les endroits dont tout le monde parle.