Logement, alimentation... pour les 18-30 ans, la baisse du pouvoir d’achat entraîne d’importantes conséquences sur le quotidien. Pour assurer l’essentiel avec un budget sous tension, il faut parfois chercher des solutions pour joindre les 2 bouts, souvent avec l’aide de l’entourage et/ou de la famille.
Le logement, au cœur des préoccupations
Plus d’un tiers des 18-30 ans interrogés par Ipsos pour l’Observatoire E.Leclerc des Nouvelles Consommations estiment ne pas avoir le budget nécessaire pour se loger décemment. Logiquement, les étudiants sont ainsi plus de 6 sur 10 à vivre encore chez leurs parents. Mais les parents hébergent aussi 29 % de l’ensemble des 18-30 ans interrogés par Ipsos. D’autres font le choix de la colocation (4 %), ou se font héberger gratuitement chez des amis ou de la famille plus éloignée (3 %) ... Pour plus de la moitié de ces jeunes (52 %), ces choix sont surtout dictés par des raisons financières ; soit pour minimiser les dépenses liées au logement, soit parce qu’ils n’ont pas le budget pour une autre solution. Une vie en collectivité qui n’est pas toujours subie : 14 % trouvent aussi cela « pratique » et « facile » et une belle majorité (61 %) estime que cette situation lui convient.Moins de 20 euros par semaine pour les repas
C’est une réalité pour plus du tiers (36 %) des jeunes interrogés par Ipsos pour l’Observatoire. Avec un tel budget, faire des économies est une nécessité. 25 % des 18-30 ans disent d’ailleurs souvent renoncer à des dépenses d’alimentation, et près de 8 sur 10 faire très attention aux prix des produits alimentaires qu’ils achètent.Pour se nourrir à moindre coût, 74 % des étudiants indiquent avoir déjà pris des repas au restaurant universitaire ; 46 % des 18-30 ans disent avoir déjà consommé des invendus ou des produits périmés récupérés dans le commerce et 30 % avoir fait appel aux banques alimentaires. Les proches sont également sollicités : 49 % des jeunes interrogés pour l’Observatoire disent avoir déjà demandé de l’argent pour se nourrir à la famille ou aux amis, 38 % de la nourriture. Pas de quoi, forcement, couvrir tous les besoins : 1 jeune sur 5 dit devoir sauter certains repas, plusieurs fois par semaine. L’étude sur laquelle s’appuie cet article a été réalisée par Ipsos pour L’Observatoire des Nouvelles Consommations E.Leclerc auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatif des jeunes âgés de 18 à 30 ans, résidant en France. [insert page='2423' display='templates/content-visualisation.php']Près d'1 jeune sur 2a déjà demandé de l’argent à ses proches pour se nourrir